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Technique 5 juin 2026 · 8 min · par L’équipe SecretVault

AES-256-GCM : le chiffrement symétrique authentifié, en détail

Pourquoi AES-GCM et pas seulement AES ? Le rôle du nonce, du tag d’authentification, et les pièges à éviter.

AES-256-GCM est le standard de fait pour chiffrer des données. Comprendre ses composants, c’est comprendre pourquoi un coffre moderne est sûr — et où sont les pièges.

AES : le chiffrement symétrique

AES (Advanced Encryption Standard) chiffre par blocs de 128 bits avec une clé secrète. « 256 » désigne la taille de la clé : 256 bits, soit un espace de clés qu’aucune force brute connue ne peut parcourir. La même clé chiffre et déchiffre — d’où « symétrique ».

Le mode GCM : chiffrer ET authentifier

Chiffrer ne suffit pas : il faut aussi garantir que les données n’ont pas été modifiées. Le mode GCM (Galois/Counter Mode) ajoute un tag d’authentification qui détecte toute altération. On parle de chiffrement authentifié (AEAD).

  • Si un seul bit du chiffré est modifié, le déchiffrement échoue au lieu de produire des données corrompues silencieusement.
  • On peut aussi authentifier des métadonnées non chiffrées (associated data).

Le nonce : à usage unique

GCM exige un nonce (number used once) pour chaque chiffrement. Règle absolue : ne jamais réutiliser un nonce avec la même clé. Le faire casse complètement la sécurité de GCM. En pratique, on génère un nonce aléatoire (96 bits) à chaque opération.

nonce  = random(12 octets)          # unique par chiffrement
chiffré, tag = AES_GCM_encrypt(clé, nonce, message)
// on stocke : nonce + chiffré + tag

Les pièges classiques

  • Réutiliser un nonce (le pire).
  • Ignorer l’échec de vérification du tag au déchiffrement.
  • Confondre la clé et le mot de passe (la clé se dérive — voir Argon2).

Bien employé, AES-256-GCM offre confidentialité et intégrité : la fondation sur laquelle repose un coffre zero-knowledge.

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